Par René Caunes
Mercredi 27 août 2008
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Publié dans : Indépendance
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26 août 2008
"La décision de la Russie de consacrer l'éclatement de la Georgie, en reconnaissant l'indépendance de l'Ossétie et de l'Abkhazie est grave et lourde de
conséquences. C'est une atteinte directe au droit international et le retour au temps qu'on croyait révolu des affrontements territoriaux, su base de conflits ethniques, tranchés par la force et
l'intimidation. Du Caucase aux Balkans, nous sommes revenus au temps des coups de force. Tout cela sans accord des Nations Unies, dans le plus total irrespect de la charte qui gouverne le droit
des nations, après expulsion de populations, sans consultation loyale et contrôlée des ressortissants. Il n'y a pas de doute que la reconnaissance d'indépendance du Kosovo, réalisée sous
influence américaine d'abord, l'affirmation par Nicolas Sarkozy du droit pour la Russie de « défendre les Russophones », l'absence de référence dans « l'accord » en six points
proposé par la France à l'intégrité territoriale de la Georgie, ont donné matière au coup de force russe. L'Europe se trouve devant une bien grande responsabilité : ne pas céder aux
intimidations, ne pas courber le dos, défendre les pays qui croyaient avoir recouvré leur liberté, autrement dit exister politiquement, ne pas accepter le fait accompli, alors même que le
déséquilibre des forces rend la confrontation impossible. "
Par René Caunes
Vendredi 27 juin 2008
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Publié dans : Indépendance
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25 juin 2008
François Bayrou: "on a rarement vu un plan aussi déterminé de mise sous contrôle de la télévision, le service public devient
directement dépendant de l'Etat."
Nicolas Sarkozy a annoncé la fin de la publicité à la télévision publique, après 20H00 dès janvier 2009
et totale à partir de décembre 2011. Il a proposé de compenser la perte du chiffre d'affaires publicitaire par une taxe de 0,9% sur les opérateurs de téléphonie et d'internet. Il veut par
ailleurs que le président de France Télévisions soit à l'avenir nommé par l'exécutif. François Bayrou a dénoncé mercredi un plan de mise sous contrôle de la télévision, en réaction aux mesures
annoncées par Nicolas Sarkozy. "Tout ceci serait impossible dans des démocraties de plein exercice. On a rarement vu un plan aussi déterminé de mise sous contrôle de la télévision. Le service
public devient directement dépendant de l'Etat: son patron va être nommé par le pouvoir, et ses financements dépendront chaque année du bon vouloir des gouvernants. Quelle marge de liberté
restera-t-il à la télévision? Dans le même temps, les chaînes privées reçoivent la manne publicitaire qui se portait autrefois sur le service public, et pour leur permettre d'améliorer leur
bilan, on leur offre la possibilité d'une deuxième coupure, qui double le temps de publicité le plus lucratif. C'est le consommateur qui va payer tout cela au travers de ses communications
téléphoniques et des services internet."
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